Ma vision de la société

 

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Quand une société est de plus en plus constituée de personnes qui se sentent en paix avec elles-mêmes, qui pensent par elles-mêmes, qui n’ont plus besoin d’intermédiaires pour réfléchir, décider et agir à leur place, qui se ré-approprient la maîtrise de leur vie, de moins en moins de personnes se laissent dominer ou cherchent à manipuler, se soumettent ou veulent s’imposer. On a toujours conçu nos sociétés traversées par des rapports de force. La force, c’est nécessaire quand on a peur. Ayons de moins en moins peur, afin que les rapports de force deviennent des rapports de collaboration, de confiance, de synergie et de co-création.

Nous sommes passés de l’ère du ‘ou’ à l’ère du ‘et’. Nous nous ressentons pluriels, nous sommes à la fois individualistes et collectifs, nous désirons assumer nos différentes facettes, jongler avec nos différents rôles. Les générations qui nous ont précédées pensaient qu’il était difficile de « gagner sur tous les tableaux », d’avoir à la fois un métier passionnant et une vie personnelle et de famille intense, de disposer d’une belle qualité de vie tout en préservant sa santé et la nature. Nous voulons la prospérité et le bien-être, une vie intérieure et extérieure, de la qualité et des ressources naturelles en pleine forme ! Parce que nous voulons tout, nous sommes ‘obligés’ d’être créatifs. De cette évolution peut naître une société plus innovante, plus empathique, plus dynamique, et nettement plus sympathique !

L’écologie, en proposant un projet de société, est un catalyseur de changements dans tous les domaines. L’écologie contribue à améliorer la santé, à réduire les inégalités. L’écologie permet de transcender les clivages et les conflits. Désormais, il ne s’agit plus d’opposer les villes à la campagne, les traditions à la modernité – ce qui est tradi est trendy ! – les méthodes ancestrales et les avancées technologiques, les jeunes et les aînés, les pays du Nord et du Sud. Des ponts se construisent entre les régions, les disciplines et les générations. L’écologie nous ‘oblige’ à nous rassembler autour d’un projet commun, à nous attaquer sérieusement à des enjeux planétaires et à prendre une longue vue pour mener notre bateau ! Les personnes qui préconisaient d’agir local tout en pensant global ne se sont pas trompées. Les initiatives isolées, parfois à une minuscule échelle, percolent, permettent l’impensable: concilier notre besoin de jouissance personnelle, notre part d’égoïsme, avec nos élans de solidarité, notre part d’altruisme.

Je suis animée d’une utopie, ce n’est pas de la naïveté ou de l’inconscience, c’est un espoir énorme que je porte en moi et je suis sûre que je ne suis pas la seule à partager cette vision de la vie. Peut-être vous, lectrice, lecteur, vous êtes aussi utopiste à votre manière, soyons de plus en plus nombreux !